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DD65 - Tarbes : sensibiliser à l’accessibilité en cas de Handicap.

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Devant les halles Brauhauban, le collectif Access65 a mené une action pour sensibiliser le plus grand monde aux problèmes d’accessibilités en cas de handicap, vendredi dernier. En partenariat avec la mairie, "J’en ai pour cinq minutes !", nom de la mobilisation, a rassemblé plusieurs associations : AFM Téléthon65, APF France Handicap65, Handispina et l’association Valentin Haüy.

"Les personnes valides se garent sur les places handicapées en se disant "j’en ai pour cinq minutes". Mais ça peut suffire pour poser des problèmes. On est ici pour sensibiliser et dialoguer avec ceux qui le veulent", explique Rémy Trouches, de l’APF France Handicap65. Et les problèmes rencontrés au quotidien sont nombreux : "Des voitures garées sur les passages piétons, obstruction de la voie publique, etc. Il suffit que des poubelles soient mal positionnées sur un trottoir, et ça devient très compliqué, que l’on ait un handicap moteur, visuel, un déambulateur ou simplement une poussette, même s’il y a des progrès", précise Marie-Noëlle Armary, de l’association Valentin Haüy. "Ce n’est pas un droit mais un besoin. C’est une question de savoir-vivre", ajoute Arnaud Burel de l’APF65. Après Lannemezan en 2021, c’est la première fois que cette mobilisation est organisée à Tarbes. Plusieurs fauteuils roulants se sont installés sur des places valides devant les halles, accompagnés du message "J’en ai pour cinq minutes".

"On est encore loin du compte"

Malgré les progrès, se déplacer en ville quand on est porteur de handicap n’est pas choses aisées partout. "En 2005, une loi disait que tout devait être accessible dès 2015. Quelques années après, on est encore loin du compte. Certaines municipalités jouent le jeu, d’autres non. Et elles ont toujours de bonnes excuses", regrette Odile Le Galliotte, directrice APF65, qui rappelle qu’environ 12 millions de Français sont considérés comme porteur de handicap, pour 11 millions d’aidants. Pourtant, les associations rencontrent encore des obstacles, comme pour l’Eglise Sainte-Anne (Tarbes), pour laquelle l’architecte des bâtiments de France en charge du monument a refusé la pose d’une rampe permettant l’accès aux fauteuils, "alors même que la mairie avait donné son feu vert", ajoute la directrice de l’APF65.

Des actions au quotidien

Les associations mènent de nombreux combats au quotidien pour facilité les déplacements et sensibiliser la population. "Nous sommes présents dans beaucoup de réunions, dans les mairies, des rendez-vous avec des collectivités. On fait aussi un travail de formation, auprès des chauffeurs Keolis par exemple, on va essayer des interventions dans les autos-écoles, etc.", énumère Odile Le Galliote. Autant de chantiers pour permettre aux personnes à mobilités réduites (PMR) et aux valides, d’apprendre à vivre ensemble. Comme le dit si bien le slogan de cette journée : "Se déplacer sans obstacles : une belle occasion de se rencontrer". Rappelons que se garer sur une place Handicapé sans carte est passible d’une amende de 135 €.

Romain Agard
Journal "La Dépêche du Midi" du 28/06/2022.
 
 
 

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